
Sabai Dee cher lecteurs !!
Ca y est, Fab a été libéré de son hôpital 5*. Nous rajouterons Mondial Assistance dans la rubrique remerciements, pour avoir couvert les 4000dollars de frais (pour 4 jours d’hospitalisation, j’ai été un bon client, euh..patient!).
Mais le repos est conseille pour encore quelques temps. Math revient enchante de son périple suisse, et éprouve quelques difficultés a se remettre en route…affaire d’un ou deux jours.
Philippe et Aline, nos compagnons de route depuis une bonne dizaine de jours, doivent nous laisser pour retourner….a Paris. Et le duo Mathfab se remet en marche, a commencer par la visite des temples d’Angkor.
Le complexe d’Angkor était, il y a un peu plus de cinq siècles, la plus grande cité du monde. 10 fois plus grand que le Paris de l’époque. Des témoignages qu’il reste de cette époque, les palais étaient somptueux, l’or était omniprésent, et sans cesse, des spectacles, des danseuses, des rituels animaient cet immense cité. Cette prospérité était notamment due a un système hydraulique ingénieux qui retenait l’eau toute l’année, assurant ainsi un rendement régulier des cultures.
Oui mais, pourtant, pour des raisons discutées ( conflits, sécheresses…?), la ville d’Angkor est tombée peu a peu dans l’oubli a partir du 15eme siècle. Et ceci jusqu’au siècle dernier, ou des archéologues Français ont commence a se mettre a l’ouvrage pour réaliser un boulot titanesque: dégager et rénover l’ensemble des temples d’Angkor.
Des l’ouverture des frontières, en 1994, l’idée est venue d’en faire un lieu d’attraction touristique, et bien sur ca a marche…qui n’a pas envie de se prendre pour Indiana Jones en parcourant les temples ensevelis par des racines géantes! C’est possible au temple de Tha Phrom, que les restaurateurs ont décidé de laisser dans l’état, et le résultat est vraiment réussi. Au fil des années, les pierres se sont colorées, oxydées, recouvertes de mousses, et le mélange avec les racines et la nature donne vraiment cette impression de temple complètement oublie….sauf des touristes, car si on regarde en bas, ce sont des foules de japonais armes d’appareils et occupant tous les espaces photographiables qui remplacent les couleurs magiques des pierres et des arbres J
Ensuite, le complexe de Angkor Thom, ou se trouve Bayon. Nous avons eu la chance d’y pénétrer a l’heure du déjeuner, ou il n’y avait presque plus personne a l’intérieur: juste nous, les pierres noircies par le temps, et cette multitude de visages de bouddhas, représentés sur les 4 faces de la cinquantaine de tours que comporte l’ensemble.
Nous terminons par le fameux Angkor Wat, plus volumineux, et plus étendu. Nous retrouvons les 5 tours que l’on a tant vu en photo ou en film. C’était a l’époque le centre de toute la cité, et le palais est entoure de douves de plusieurs centaines de mètres de large.
Mat, les deux pieds valides, aura été un peu plus loin dans la découverte des temples…accompagnant Philippe et Aline dans des coins bien plus recules et bien moins touristiques, avec Rock’n’roll Tuk-Tuk qui a installe une vraie sono et même un karaoké dans sont engin!!!
Nous quittons Siem Reap, pour retourner a Phnom Penh. Mat découvre la ville, Fab se repose pendant 2 petites journées. Le rythme est cool, l’occasion pour nous de nous remettre a lire, et a mater quelques films ( Math a fait le plein lors de son passage a Genève).
Impossible de quitter le Cambodge sans avoir vu la mer, une dernière fois, avant un long mois de trêve (la prochaine sera a Shanghai). Apres cette petite pause dans la capitale, cap vers Kompot, une petite ville du sud du pays, située a 10km de la mer. Cette bourgade est calme, et nous en profitons pour explorer les campagnes en moto, Nous gouttons le fameux (parait-il) poivre de Kompot, directement sur l’arbre, le poivrier (?). Puis nous parcourons les campagnes et nous nous massons le dos sur des routes un peu ondulées.
Deux jours après nous récupérons nos visas pour le Laos a Phnom Penh, et nous prenons la route. Sur cette route, nous traversons le large Mékong, qu’on avait pu voir en amont dans le Yunnan, lors de notre périple chinois il a 3 ans de ca.
Traversée de la frontière laossienne le 24 au petit matin…un poste frontière planté en pleine foret, au milieu d’une grande route. Ici, le bakchich est de rigueur, et les douaniers ne tamponnent rien avant d’avoir touche leurs 1 ou 2 dollars ( pour la sortie du Cambodge et l’entrée au Laos).
Vers quel pays on se dirige encore???? Ca commence des la frontière! Heureusement les heures qui vont suivre vont redresser la barre, puisqu’on choisi de passer un moment sur DonDet, une des 4000 iles qui se trouvent dans cette partie du Mékong. L’ile de Det est en passe d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est vrai que le mode de vie des habitants et les campagnes et cultures sont restées intactes. On filera rapidement en vélo sur l’ile de Khon, plus au sud, d’où on peut voir les magnifiques chutes du Mékong, .
Pour pouvoir traverser ces chutes, les Français, quand ils étaient encore la, on installe un petit train de 14km d‘un point a un autre du Mékong, et qui traversait les deux iles. Aujourd’hui, les rails servent de clôtures, et une locomotive en décrépitude est toujours exposé en guise de souvenir.
L’atmosphère de l’ile est vraiment agréable durant toute la journée, mais la nuit, l’orage se déchaine, et un éclair rase notre bungalow. A la grande surprise de Math, Fab n’aura même pas esquisse un mouvement de paupière…
Nous avions prévu 2 jours pleins sur l’ile, mais on a des fourmis dans les jambes…. Le lendemain nous rembarquons sur la pirogue direction Paxse. Petit village fort sympathique ma foi, ou nous passons pas mal de temps au marche a gouter les spécialités locales : Spring rolls (rouleau de printemps), demi coquilles au lait de coco, lychees et… sandwich au pate !!! Et oui, heureusement, nos ancêtres ont laisse quelques traces ici ;-)
Mais venons a l’attraction de Paxse : le Plateau des Bolovens. Nous louons des motos pour 2 jours et partons avec nos sacs allégés de tout superflu pour découvrir ces paysages ruraux a couper le souffle!
Apres quelques discussions sur le trajet que nous allons faire, nous optons pour une boucle de 300km…pourvu que nos 100cc Honda tiennent le coup, sachant que la moitie se passe dans des chemins de terre pas toujours très praticables. Nous partons de bon matin, petite halte a une première cascade, puis a une deuxième, ou nous rencontrons un couple de Français avec qui on déjeune. Vous l’avez compris, beaucoup de chutes d’eau dans cette région qui compte une multitude de sources et de rivières. Plus on avance, plus on prend de l’altitude, et plus il fait froid (Fab regrette d’avoir considéré comme superflu sa veste quechua…). 50km après Pakse, changement d’état de surface: tout d’abord il faut slalomer entre les nids de poules pendant quelques kilomètres, puis l’asphalte laisse place a une terre rouge carrément glissante lorsqu’elle est humide. On avance au milieu des campagnes, et des locaux qui nous regardent avec étonnement. Leurs habitations sont très rudimentaires, et ils vivent de la culture du café, du riz du the, des bananes ainsi que de l‘élevage. Au fur et a mesure de notre avancée dans ce chemin, les maisons deviennent de plus en plus typiques et les paysages de plus en plus beaux. Au km 43 après Paksong (pour les connaisseurs de la région !) on passe dans un village ou tous les habitants de plus de 20ans se promènent avec un énorme pétard vert au bec….encore plus souriants ceux-là!
C’est d’ailleurs impressionnant de voir que chaque village possède ses propres caractéristiques et ses propres coutumes. Dans un village, les maisons vont etre fleuries, et ils vont croire en je ne sais quelle divinité, dans un autre, ils fument la pipe a eau, quelques km plus loin, ce sont les pétards verts (probablement du simple tabac a l’intérieur, après investigation) qui remplacent les pipes.
Cette communauté des pétards verts sera la dernière que nous croiserons dans la journée. Apres, plus de villages, que de la piste rouge et caillouteuse, et des décors toujours plus beaux. Nous traversons des palmeraies, des champs de bananiers, de caféiers, tout en évitant les nombreux animaux qui ne semblent pas se soucier de notre passage. Peu a peu, les cultures laissent place a la jungle, et nous surplombons d’un coup toute la plaine, et les montagnes a l’horizon. Le beau temps est avec nous, ce qui rend les couleurs encore plus éclatantes. La route suit une rivière qui se trouve quelques dizaines de mètres plus bas, et que l’on remercie vraiment d’avoir creuse sont lit dans ces endroits
Nous arrivons a Sekong pour le coucher de soleil, la tête remplie de belles images, mais le ventre rempli d‘on ne sait pas quoi. Personne ne parlait anglais dans les échoppes de la ville….on aura goutte du bon et du moins bon
Pour résumer la journée du lendemain: run de 170km afin d’éviter les averses….on rentre a Paksé dans un temps record. On écourte d’ailleurs notre séjour dans le sud, et on prends un night bus dans la foulée, qui nous remonte a Vientiane, la capitale, située 800km plus au nord.
Nous débarquons de bon matin. C’est toujours excitant d’arriver dans une capitale. On entend toujours parler des capitales par-ci par la, aux infos, dans les journaux, les reportages et d’un seul coup, la voici, ouverte a nous. Nous n’avons plus qu’a profiter d’elle et a explorer ses moindres recoins.
Et nous apprécions vraiment le calme et la taille humaine de Vientiane. La ville ne foisonne pas de bâtiments exceptionnels, mais beaucoup de petits temples, un grand palais présidentiel, et même un mini arc de triomphe (en béton,,,). Le Mékong fait office de frontière avec la Thaïlande, que l’on aperçoit de l’autre cote. On s’occupe de notre visa chinois, et on retrouve Carlos, un italien que l’on avait rencontré au Pérou 5 mois auparavant….soirée de retrouvaille, bien entendu.
Une autre escale de 2 jours sera Vang Vieng, réputée pour ses paysages, mais surtout pour son tubing, très apprécié des anglo-saxons en particulier. Le concept: on prend une bouée a 6 km en amont de la ville, et on descend doucement, en s’arrêtant a chaque bar…et comme il y en a tous les 200m, le résultat n’est pas glorieux au débarquement. Malgré tout, chaque bar possede sa petite attraction, genre toboggan, tyrolienne ou bain de boue, et on s’est quand même bien amusés.
Retour express a Vientiane pour récupérer les passeports avec nos visas chinois, que l’on obtient sans problème, et on se prend un VIP bus pour Luang Prabang….repas inclus…le bus s’arrête vers 11h30, tous les locaux descendent acheter des poissons séchés….original, mais on commence a avoir peur pour nos repas… on aura finalement notre diner a 3h30 du matin!! C’est pas un brunch c’est un dinefast (private joke) !!! 3h30 c’est aussi l’heure que le DJ du bus a choisi pour mettre un terme au karaoke….il aura eu du mal a comprendre nos multiples demandes: il a commence par monter le son, puis, il est revenu avec un tournevis…mais a un moment, il a compris!
Nous arrivons au petit matin a Luang Prabang, cette première journée est consacrée a la visite de la ville (a pied). Fidele a nous même, une demi journée sera suffisante… la ville est toute petite et est d’un calme extraordinaire!!
Le lendemain, c’est le “buddah day” : On se lève a 5h30 du mat pour aller observer le défilé de bonzes dans les rues. Les habitant leurs offrent principalement des boulettes de “sticky rice” mais aussi des fruits, des brosses a dent ou du papier toilette… C’est vraiment impressionnant, a croire que la moitie de la ville est moine et l’autre moitie les nourris.
Des lors, on enchaine les activités aux alentours de Luang Prabang : Baignade au pied de gigantesques cascade, ou bien comme aujourd’hui, 40 km de vélo sur des pistes poussiéreuses a la découverte de villages ethniques tels que les Hmongs.
Voila, maintenant nous allons clore le chapitre Laos et entame le Chinois… Ces 2 chapitres sont séparés par 23 heures de bus selon certains… 33 heures selon d’autres… On espère que les premiers aient raison tout en ce préparant a pire. Ne chercher pas les photos facebook de la chine, apparemment la censure a repris ses droits dans l’empire du milieu!
Laconne!!!
PS : On a souvent l’impression d’insulter les gens ici, mais il faut simplement comprendre “au revoir” en Lao.
MathFab
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